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ImPACtons, un débat national sur l’agriculture

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Un vaste débat national sur l’agriculture et son avenir a été lancé au moment du Salon international de l’agriculture. Les débats sur le terrain sont relancés jusqu'à fin octobre 2020 dans toutes les régions de la métropole. Tous les Français peuvent contribuer au débat sur le site impactons.debatpublic.fr.

Un vaste débat national sur l’agriculture et son avenir a été lancé en février, depuis le Salon international de l’agriculture. Son objectif : préparer le plan stratégique national (PSN) de la France. Un document demandé par la commission européenne à chacun des 27 États membres pour fixer leurs priorités et leurs choix d'affectation des subventions agricoles, dans la prochaine politique agricole commune (PAC) 2021-2027.

Qu’est-ce que la Politique Agricole Commune ?

« Ce n’est pas un débat sur la politique française de l’agriculture, c’est un débat sur la politique agricole européenne », a précisé Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture à l'époque, lors de la présentation. « C’est une occasion unique de réconcilier les deux France, celle des bobos des villes et celle des habitants de la ruralité », a-t-il ajouté souhaitant que « le plus grand nombre possible de citoyens participent aux débats pour défendre l’avenir de notre alimentation ».

La politique agricole commune (PAC) représente 9 milliards d’euros par an pour l’agriculture française (source : ministère de l’Agriculture). La France est donc la première puissance agricole de l’Union européenne. Les règles de la PAC et sa mise en œuvre structurent les systèmes de production, le tissu socio-économique agricole et les paysages.

30 sessions de débats et une assemblée citoyenne

Une assemblée citoyenne s'est réunie pour hiérarchiser les priorités agricoles. Elle se compose de 140 personnes tirées au sort et venant de chaque région de France. Jusqu'au 28 octobre, plus de 30 débats publics sont organisés (deux dans chaque région) autour de thématiques ciblées (revenu des agriculteurs, alimentation, climat, air et eau, etc).

Un dispositif complet est mis en place pour favoriser la participation populaire, dont une plate-forme sur internet. Les internautes peuvent donner leur avis, commenter des propositions, programmer un débat au niveau local avec un kit pour l’organiser mis à disposition. Les syndicats agricoles, ONG, associations, organisations professionnelles, établissements publics comme l’Office français de la biodiversité pourront y publier des cahiers d’acteurs, où exposer leurs visions respectives.

Une contribution commune

Le réseau des Parcs nationaux, celui de la Fédération des Parcs naturels régionaux de France et l’Office français pour la biodiversité ont rédigé un cahier d'acteur dans lequel ils demandent la prise en compte de la biodiversité et des paysages dans la prochaine Politique agricole commune.

Alimenter le travail ministériel

Les conclusions de cette consultation seront compilées dans un rapport qui sera remis au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il devra répondre aux propositions, et les inclure ou non dans le PSN. Nourri de ces contributions, le PSN sera ensuite présenté à la Commission qui devra le valider.

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