Ce qu'il faut savoir sur l'influenza aviaire

L’influenza aviaire est une maladie grave des oiseaux sauvages, captifs ou domestiques. Cette maladie très contagieuse et souvent mortelle pour les oiseaux est réglementée par le Ministère en charge de l’agriculture et de l'alimentation (MAA), en lien avec le Ministère de la Transition écologique (MTE). Elle peut parfois représenter un risque pour l’homme, mais cela n’a pas été le cas en Europe depuis 2007.

État des lieux - épisode 2020-2021

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Depuis novembre 2020, un épisode grave d’influenza aviaire est en cours en Europe.

Il touche à la fois des oiseaux sauvages et des élevages, selon les pays.
En France, l’épisode a commencé par des oiseaux captifs ou des basses-cours (Yvelines, Haute Corse et Corse du Sud), puis il a touché quelques oiseaux sauvages le long des couloirs de migration, et a provoqué un épisode très grave dans les filières avicoles du Sud-Ouest.

Pour la 1ère fois, la France a observé un épisode de mortalité élevée sur une population d’oiseaux sauvages hivernants, les bécasseaux maubèche de la baie du Mont St Michel. Michel (> 300 morts en janvier/février 2021).
La circulation du virus n’est toujours pas arrêtée, (en France, en Allemagne, en Pologne, en Suède …) et le réseau de surveillance est toujours très mobilisé.
Il ne présente pas de risque pour l’homme.
Suite à l’annonce de la Russie sur des cas de contaminations humaines en élevage de volailles, des analyses complémentaires sont en cours sur les virus qui circulent en France. Pour l’instant, les virus présents en France ne présentent aucune propriété laissant craindre un risque de transmission à l’Homme (ministère de l’agriculture et de l’alimentation).

 
 

Que sait-on sur l'influenza aviaire ?

Le territoire français est souvent confronté à des menaces d’influenza aviaire, soit sur les oiseaux sauvages, soit sur les élevages domestiques, voire sur les 2 secteurs. Voici quelques informations sur cette maladie.

  • Les enjeux liés à l'influenza aviaire - Les enjeux concernant l’IA et présentés dans le document ci-joint concernent la santé humaine, les impacts agricoles, les impacts sur les oiseaux migrateurs, et les impacts cynégétiques.

En savoir plus (ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation) 

Suivi de la situation épidémiologique sur la faune sauvage en France

La surveillance de l’influenza aviaire (IA) sur la faune sauvage a été déléguée par le MAA à l’OFB, et s’appuie sur le réseau SAGIR.
Elle s’adapte au niveau de risque IA en vigueur.

La principale action de surveillance événementielle consiste à collecter les oiseaux sauvages trouvés morts, afin de les faire analyser en laboratoires.
Les espèces présentant le plus grand intérêt épidémiologique sont les anatidés, les laridés, les rallidés, et actuellement les échassiers et les rapaces.
L'OFB remercie tous les observateurs et les collecteurs d’oiseaux qui participent à la surveillance.

La réglementation de la lutte contre l’influenza aviaire

L’IA est une maladie réglementée. Selon l’intensité de la menace, la réglementation prévoit 3 niveaux de risque : négligeable, modéré ou élevé (Voir l'arrêté du 16 mars 2016).

Le niveau de risque actuel est redevenu modéré sur l’ensemble du territoire métropolitain, depuis le 24 avril 2021 (Voir l'arrêté du 23 avril 2021).

Cela a des incidences sur la chasse (gestion des appelants pour la chasse au gibier d’eau ; lâchers de gibier à plumes) et pour les rassemblements d’oiseaux (foires, marchés, démonstration de chasse au vol,...).

L’impact sur la chasse

Les modalités générales de chasse ne sont pas modifiées, y compris pour le gibier à plumes.

Par contre, elles peuvent être modifiées par arrêté préfectoral en cas de suspicion ou de diagnostic confirmé sur un territoire.

Les recommandations de la DGAL lors d'un cas sur un oiseau sauvage sont portées par l’instruction 2020-752.

En cas de foyer sur un élevage, les recommandations en élevage et pour la chasse sont portées par l'instruction 2020-822.

Pour la chasse au gibier d’eau, les restrictions sont différentes selon le niveau de risque. Elles sont portées par l’arrêté ministériel du 16 novembre 2016 définissant les zones géographiques où la chasse est autorisée en application de l'arrêté du 16 mars 2016 qui définit les niveaux de risque épizootique. Vous trouverez en lien ci-dessous la lecture de l’instruction par l’OFB.

La réglementation est complétée par l’instruction 2020-729 qui précise les restrictions également en place pour les lâchers de gibier à plumes, qui sont interdits pour les colverts en risque élevé, et pour les galliformes, qui doivent faire l’objet d’une dérogation individuelle.

La DGAL a précisé dans une instruction du 24 février 2021 les conditions de retour des oiseaux à leur domicile.

Enfin les rassemblements d'oiseaux font également l'objet de restrictions, présentées dans cette même instruction.

Tout savoir sur la réglementation pour les appelants

Les compétences des agents de l'OFB

Les agents de l’OFB ont des compétences pénales et administratives pour agir en police sanitaire, attribuées par le code rural.

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Ainsi, ils sont impliqués dans le réseau SAGIR (collecte des oiseaux morts pour la surveillance notamment de l’influenza aviaire).

Ils participent aux décisions départementales en cas de foyer (agricole) et/ou de cas (sauvage), dans lesquelles ils sont souvent cités pour orienter la surveillance des oiseaux morts dans la zone réglementée.
Ils réalisent des contrôles sur les conditions d’utilisation des appelants, sur les lâchers de gibier à plumes et sur les restrictions en matière de chasse. Quand c’est la période, certains agents sont mobilisés pour les comptages d’oiseaux, en lien avec l’Unité avifaune migratrice de la DRAS de l’OFB, et plusieurs agents sont également bagueurs d’oiseaux, suite à leur qualification par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).